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Jeudi 28 Décembre 2006
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Jeudi 28 Décembre 2006

Blagues



C’est avec la hâte de l’homme qui veut se libérer de ses péchés qu’un touriste américain entre en courant dans une église et se dirige sans hésiter vers le confessionnal. Le curé qui sommeillait dans la partie centrale est réveillé par un bruit digne des pétomanes de cabaret. Apercevant un fidèle par la petite grille, il s’enquiert :

-Racontez-moi tout, mon fils.

Et le touriste américain, l’air réjoui, demande :

-Excuse me, vous avez du papier, de votre côté ?
















Un évêque invite un rabbin à dîner. Ils prennent un verre, font honneur aux hors-d’œuvre, mais le rabbin pâlit en voyant arriver le plat de charcuteries.

-Vous ne vous servez pas ? Demande l’évêque innocemment.

-Non. Ma religion m’interdit de manger du porc.

-Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié, fait l’évêque en se servant largement. Mon pauvre ami, vous ne savez pas ce que vous perdez !

Le repas se poursuit et, en fin de soirée, l’incident est presque oublié. Au moment de s’en aller, le rabbin serre longuement la main de l’évêque.

-Ce dîner était excellent, lui dit-il. Mes compliments à votre femme…

-Mais je ne suis pas marié ! S’exclame L’évêque.

Vous savez bien que notre religion nous l’interdit !

-Ah ? Fait le rabbin en souriant. Vous ne savez pas ce que vous perdez…

















Le sac à main des femmes est une véritable boîte à outils, comme en trimbalent les plombiers. Et, toute la journée, dès qu’elles ont un moment, elles réparent.

 




























Juste avant d’être cloué sur la croix, Jésus eut une rapide discussion avec un centurion romain. Cette discussion mystérieuse a longtemps intrigué les théologiens. On sait maintenant ce que le Romain a dit au Christ :

-Croise les pieds, on n’a que trois clous…










-Quelle est la différence entre Jésus-Christ et un tableau de Renoir ?

-Pour accrocher le tableau, on n’a besoin que d’un seul clou.






Gorbatchev a déclaré la guerre à la Chine. Le conflit est terrible. Dès le premier jour, les Soviétiques font un million de prisonniers. A la fin de la première semaine, ils en ont fait dix millions. Au bout d’un mois, il y a cinquante millions de soldats chinois prisonniers en Russie. Et ce n’est pas fini…

C’est alors que Gorbatchev reçoit un message de Pékin :

« Alors. Vous vous rendez ? »

 


















Conscient des nécessités de la Perestroïka, le K.G.B. a organisé un grand concours en Union soviétique sur le thème : « Racontez la meilleure histoire drôle sur le communisme. »

Récompense du concours : trente ans de travaux forcés en Sibérie.

 




















Un jeune paysan se rend aux trois jours. Au moment de la visite médicale, il se déshabille, et ouvre des yeux ronds en voyant ses camarades.

-Mais qu’est-ce que c’est que ça ! Demande t-il à l’un deux.

-Ben, c’est un slip…

-Un slip ? Mais à quoi ça sert ?

-Ben tu vois. C’est plus propre et puis ça tient chaud.

Le paysan rentre chez lui et s’achète un slip. Quelques jours plus tard, alors qu’il se trouve au beau milieu de son champ, il se sent pris d’une envie pressante. Il descend de son tracteur, défait son pantalon et s’accroupit… en oubliant d’ôter son slip.

-C’est vrai que c’est plus propre, dit-il en se reboutonnant.

Puis il regagne son tracteur et s’assied sur le siège.

-Et c’est vrai que c’est plus chaud…

 




















Un riche banquier allait marier son fils et dit a celui-ci :
Dès demain, tu seras avec ta femme, il faut quand même que tu saches certaines choses...
Tiens, tu connais les doigts de la main ?
- Mais bien sur, papa ! Il y a le pouce, l'index, le majeur.
- NON ! NON ! L'interrompt le banquier. Ce n'est pas ça !
Il y a le doigt du : voyage, de la direction, de la jouissance, du mariage et, ENFIN, celui de la distinction.
- Ah bon ?
- Je t'explique, Simon, mon fils.
- Le doigt du voyage c'est : le POUCE, parce qu'il te permet de faire du stop.
- D'accord papa.
- Le doigt de la direction c'est : l'INDEX parce que : c'est celui que tu tends quand tu veux montrer quelque chose.
- Ok.
- Le doigt du mariage c'est : l'ANNULAIRE parce que : c'est là que tu vas passer ton alliance, Simon, mon fils.
- Oui papa.
- Et le doigt de la distinction c'est : l'AURICULAIRE parce qu'il faut le lever quand on boit une tasse de thé.
- Compris, papa ! Mais papa, tu as OUBLIÉ le doigt de la JOUISSANCE !
- Je gardais le MEILLEUR pour la fin, Simon, mon fils.
- Le doigt de la jouissance c'est : le MAJEUR. C'est : le plus BEAU ! Le plus LONG ! Pour la JOUISSANCE : tu MOUILLES ce DOIGT dans ta BOUCHE ET tu COMPTES tes BILLETS, mon Fils !







En vacances au bord de la mer, M. Lionel aperçoit un type entrain de faire des pompes. Toujours serviable, il s’avance vers lui et lui dit :

-Je tiens à vous signaler que la dame est partie…

 










Deux routiers belges passent la frontière avec leurs camions et s’acheminent vers le sud de la France, lorsque leur progression est stoppés par un écriteau planté à l’entrée d’un tunnel et indiquant « hauteur limitée à 4,20 m ».

-Ça c’est embêtant, fieu, dit le conducteur. Notre camion fait 4,50 m de haut…

-Attends seulement, lui répond son coéquipier. Je vais voir.

Il descend et s’avance de quelques mètres dans le tunnel, puis revient en courant vers le camion.

-Tu peux y aller, fieu. Il n’y a pas de flic !

















Un sens interdit, en somme, ce n’est qu’un sens autorisé, mais pris à l’envers.

 












Deux comédiens se retrouvent.

-Eh bien, ça a l’air de marcher pour toi !

Qu’est-ce que tu fais de beau, en ce moment ?

-Figure-toi que je suis en train de tourner avec Belmondo. Tu ne peux pas savoir comme ça m’ouvre des portes : on vient de me proposer un rôle avec Noiret et Deneuve, et un spectacle de café-théâtre avec Devos. Bien sûr, je continue à faire un peu de télé et une ou deux pubs par-ci, par là… Et toi ?

-Moi je t’emmerde, connard !











Affolée, une secrétaire surgit dans le bureau du sous-directeur.

-Venez vite ! Monsieur le directeur s’est suicidé !

-Quoi ? Mais c’est affreux ! Dit le sous-directeur en se levant d’un bond. L’entreprise marche au mieux, qu’est-ce qui a pu lui passer par la tête ?

La secrétaire hausse les épaules et répond :

-Une balle, monsieur.















L’hôpital est un établissement public où les malades ont leurs maux à dire.

 










Deux amis se croisent devant la porte d’entrée d’un célèbre psychiatre.

-Tu te fais soigner par le Dr Shmug ? Demande le dernier arrivé à celui qui vient de sortir du cabinet.

-Oui, mais mon traitement est terminé, répond l’autre.

-Qu’est-ce que tu avais ?

-Je faisais pipi au lit.

-Eh ben, à ton âge… Enfin, puisque te voilà guéri. Et tu ne fais plus du tout pipi au lit, maintenant ?

-Oh, mais si ! Plus qu’avant, même ! Mais maintenant, j’en suis fier !


 


 



Un Sénégalais a décidé de s’instruire et d’aller étudier à la Sorbonne. Au bureau des inscriptions, on lui demande :

-Quelle branche choisissez-vous ?

-Ah, non, là, présentement ! dit le Sénégalais, indigné. Je veux un banc comme tout le monde !






















Trois journalistes : Américain, Italien et Belge en reportage à Kaboul se font arrêter. A l’issue d’un procès parfaitement objectif, ils sont condamnés à être fusillés le lendemain à l’aube pour haute trahison.

L’Américain passe le premier devant le peloton.

Soudain, une idée lui vient. Lorsque l’officier lance les ordres « peloton, à mon commandement, en joue… », Il crie :

-Attention ! Bombe !

Aussitôt, les soldats filent se mettre à l’abri et il en profite pour leur fausser compagnie. Le peloton revient bientôt se mettre en place et c’est au tour de l’Italien. L’officier aboie ses ordres :

-Peloton, à mon commandement, en joue…

Et l’Italien s’exclame :

-Attention ! Tornade !

Même scénario et le journaliste italien a la vie sauve. Reste le Belge.

-Peloton, à mon commandement, en joue…

Et le Belge de hurler :

-Attention ! Feu !











Georges Marchais a décidé de prendre sa retraite en Union soviétique. Au moment du départ, il est pris d’un doute et convoque secrètement André Lajoinie.

-Ce n’est pas que je prête un crédit quelconque aux mensonges de la presse capitaliste, mais on ne sait jamais, lui dit-il. Si, par un hasard hautement improbable, je ne me plaisais pas en Union soviétique, tu viendrais me chercher, hein ?

-Bien sûr, Georges ! Répond Lajoinie. Mais, quoique je ne mette pas en doute la liberté d’expression au paradis du socialisme, s’ils vérifient ton courrier et qu’ils écoutent tes communications téléphoniques, comment feras-tu pour me prévenir ?

-Très juste, dit Marchais. Ecoute, voilà ce que nous allons faire : si je t’écris à l’encre noire, c’est que tout va bien. Mais si je t’écris à l’encre bleue, c’est que ça va mal et que tu dois te débrouiller pour me sortir de là.

Quinze jours plus tard, Lajoinie reçoit une lettre, écrite à l’encre noire :

« Cher André,

Ici tout va bien. J’ai été merveilleusement reçu par nos amis soviétiques qui m’ont offert un appartement spacieux et très agréable. L’ambiance est très bonne, et il ne se passe pas un jour sans qu’on me demande mon avis sur les grandes questions du socialisme. L’U.R.S.S. est vraiment un pays merveilleux. Une seule chose m’a étonné : il est impossible d’y trouver de l’encre bleue. C’est pour cela que je t’écris à l’encre noire.

Amitiés,

Georges. »

 









Depuis l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev, l’U.R.S.S. se démocratise, se dégèle. Un journaliste américain veut en avoir le cœur net et part faire un reportage à Moscou. Au bout d’une semaine, un peu désabusé, il confie à son interprète russe :

-Vous me faites rire avec votre « Perestroïka »… Moi, si je vais crier « A bas Reagan » sous les fenêtres de la Maison-Blanche, personne ne me jette en prison. Le jour où vous pourrez en faire autant, l’U.R.S.S. sera vraiment devenue une démocratie !

Impressionné, l’interprète russe décide de tenter l’expérience. Le lendemain, les deux hommes se retrouvent à l’hôtel du journaliste.

-Nous sommes une démocratie ! Annonce fièrement le Russe. J’ai fait ce que vous m’avez dit, et personne ne m’a mis en prison !

-Vraiment ? Dit l’américain, stupéfait.

-Oui, camarade, répond l’interprète. J’ai été sous les fenêtres du Kremlin et j’ai crié : « A bas Reagan »… Et, tu vois, personne ne m’a arrêté !

 









Samuel rencontre son vieil ami Simon :

-J’ai une affaire extraordinaire à te proposer, Simon. Un stock de pantalons du dernier cri à moitié prix !

Simon est évidemment intéressé et achète le lot. Malheureusement, en ouvrant les colis il découvre que les pantalons n’ont qu’une jambe…

-Qu’est-ce que tu m’as vendu, escroc ! Dit-il, furieux. Ces pantalons sont inutilisables !

-Je sais bien, Simon, répond Samuel. Mais tu te rends compte, moitié prix !

-Oui, évidemment…

Le lendemain, Simon appelle son vieil ami Jacob.

-J’ai une affaire extraordinaire à te proposer, Jacob. Un stock de pantalons du dernier cri à moitié prix !

Jacob Achète, découvre le défaut, râle pendant quelques heures et appelle dès le lendemain son vieil ami Abravanel…

Le stock de pantalons à une jambe tourne ainsi durant quelques années, jusqu’à ce qu’un acheteur ait l’idée de vendre les pantalons à son vieil ami Martin.

-Mais qu’est-ce que c’est que cette saloperie ! Crie Martin en découvrant le stock. Ces pantalons sont invendables !

-Tu veux rire ! Répond son ami. Ça fait des années qu’ils font vivre tout le quartier !

 





















Jef Van de Velde, le roi de la frite, demande audience à Sa Sainteté le pape.

-Votre Sainteté, j’ai une bonne affaire à vous proposer, sait-tu. Je vous offre un millions de francs belges pour que vous fassiez changer le « Notre père ».

-Quoi ? S’exclame le pape.

-Oh, ce sera trois fois rien, rassurez-vous. Au lieu de dire : « Donnez-nous notre pain quotidien », je voudrais qu’on dise dorénavant : « Donnez-nous nos frites quotidiennes. » Ça n’est pas grand-chose, hein fieu ?

-Sortez ! Répond le pape d’une voix brisée par l’indignation.

-Bon, Dix millions de francs belges…

-Sortez ou j’appelle la garde suisse !

-D’accord. Cinquante millions, mais ça, c’est mon dernier prix, sait-tu.

-Dehors !

Le malheureux Van de Velde est éjecté du Vatican manu militari, et rentre chez lui la queue basse.

-Tout de même, murmure-t-il dans l’avion de la Sabena qui le ramène à Bruxelles, je me demande combien les boulangers l’ont payé…










Quatre médecins, un Italien, un Allemand, un Russe et un Américain, sont invités aux entretiens de Bichat. A la fin de la journée, ils se retrouvent au bar de leur hôtel et bavardent à bâtons rompus.

-Chez nous déclare l’Italien, la médecine a fait des progrès considérables. Nous sommes capables de prélever un rein sur un donneur, de le greffer à un malade et six semaines plus tard, le receveur cherche du travail.

-Pas mal, fait L’allemand, mais chez nous, nous pouvons prélever un poumon à une personne, greffer l’organe à un malade et quatre semaine plus tard, le receveur cherche du travail.

-Dans mon pays, intervient le Soviétique, la médecine est bien plus efficace. Nous pouvons prendre la moitié du cœur chez le donneur, le transplanter sur un autre homme et deux semaines plus tard, ils cherchent, tous les deux du travail.

-Désolé de vous décevoir, mes chers confrères, dit l’Américain, mais nous avons fait beaucoup mieux. Nous sommes allés chercher un trou du cul à Hollywood [Reagan], nous l’avons placé à la Maison-Blanche et le lendemain, la moitié du pays cherchait du travail.









-Docteur Freud, mon fils m’inquiète un petit peu, dit une dame à l’inventeur de la psychanalyse.

-Ah bon ? Répond Freud. Racontez-moi ça…

-Eh bien, il passe son temps à attraper des mouches pour leur arracher les ailes et les pattes…

-Ce n’est rien, madame. Tous les jeunes garçons en font autant…

-Peut-être, mais l’autre jour, je l’ai surpris à lancer des cailloux sur M. Martin, notre voisin français.

-Rien de bien méchant…

-Oui, mais ce matin, il est tombé à bras raccourcis sur le petit Isaac, le tout jeune fils de notre autre voisin juif, M. Lévy.

-Ça lui passera, allez. D’ici quelques années, croyez-moi, il sera devenu parfaitement équilibré.

-Vous croyez vraiment ? Eh bien… Me voilà rassurée. Au revoir, docteur Freud.

-Au revoir, madame, Hitler.



















Une jeune femme un peu timide se présente à un examen pour devenir infirmière.

-Quel organe du corps humain peut se dilater au point d’atteindre dix fois son volume initial ?

L’apprentie infirmière aurait bien une réponse, mais elle n’ose la formuler.

-Eh bien ? Insiste l’examinateur.

-Je crois que c’est le… enfin la… Docteur, vous voyez ce que je veux dire…

-Non, mademoiselle. La bonne réponse était la pupille de l’œil. Et laissez-moi vous dire que si ce à quoi vous pensiez est ce que je crois, vous allez être déçue par la vie, ma petite !

 












Sur la plage, un Belge observe d’un œil envieux un Français entouré d’une cour de jolies femmes. Lorsque le Français se lève pour aller prendre un verre à la buvette, le Belge lui emboîte le pas.

-Excusez-moi, monsieur, je ne voudrais pas vous importuner, mais j’ai remarqué à quel point vous attiriez les femmes. Vous avez certainement un secret.

-En effet, répond le Français avec un petit sourire. Je glisse une pomme de terre dans mon slip de bain. Ça les rend positivement folles.

-Merci. Je vais en faire autant.

La semaine suivante, les deux hommes se croisent sur la plage.

-Savez-vous, dit le Belge, ça fait trois jours que je me promène avec une pomme de terre dans mon slip. Vous m’aviez bien dit que ça attirait les femmes… Eh bien, avec moi, c’est l’inverse. Elles me fuient littéralement.

Le Français examine le Belge puis remarque :

-Mais monsieur, votre pomme de terre, c’est sur le devant qu’il faut la mettre.

 

 

 

 

 

       

        

 

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Jeudi 28 Décembre 2006

 

 

 

 

 

La malédiction de Toutankhamon

Découvertes maudites, malédictions divines, morts mystérieuses : comment les croyances populaires et la presse de l’époque ont réussi à créer de toutes pièces une histoire de malédiction qui, plus de 80 ans plus tard, est toujours évoquée.

 

Toutankhamon est un nom qui vous est familier ? Pas étonnant car son histoire est internationalement connue. Pourquoi ? Parce que son tombeau est intact le jour de sa découverte par Carter le vendredi 17 février 1923. Et si vous le connaissez si bien, c'est aussi grâce à la fameuse rumeur qui l'accompagne, la malédiction de Toutankhamon qui aujourd'hui fascine encore.

Mais ce récit est une légende contemporaine et pour mieux la comprendre, reprenons, depuis le début, cette histoire qui a fait de l'archéologie une science passionnante et mystérieuse.

 

Les fondements de la légende

Il existe quelques versions de l'histoire de cette malédiction, mais certains faits communément rapportés sont eux très justes car validés par les carnets de notes que remplissait quotidiennement Howard Carter, l'archéologue qui a découvert le tombeau de Toutankhamon. Quelques passages-clés du mythe...

La peur de violer une tombe
Avant la découverte du tombeau, quelques membres de l'équipe de Carter, financée par Lord Carnarvon, commencent à se demander si leur quête est réellement fondée et s'ils ont droit de violer les lieux où les morts reposent en paix. Cette idée leur vient sans doute de leur propre culture et aussi du discours des ouvriers égyptiens qui travaillent pour eux. Sans cesse, ils leur répètent que s'ils trouvent de l'or ils trouveront aussi la mort…

L'affaire du Canari
Howard Carter, jeune égyptologue déjà renommé, apporte sur le campement un canari dans une cage dorée. Le jour de l'ouverture du tombeau (une semaine après sa découverte), au matin, un cobra se glisse dans la cage et avale le canari. Le cobra est considéré en Egypte comme un symbole divin et immédiatement, tout le monde y voit un très mauvais présage.

 

"L'inscription figurant dans le tombeau a été inventée par la presse"

L'anecdote du canari est un fait avéré, on lui a accordé une grande importance car les cobras sont très rares en Egypte, surtout en hiver. Rationnel et peu superstitieux, Carter décide malgré tout de pénétrer le tombeau et ses différentes chambres.

Pour l'archéologie de l'Egypte, ce jour est à marquer d'une pierre blanche, il pénètre dans le richissime tombeau de Toutankhamon, resté intact depuis sa fermeture.

Une inscription dissuasive et la première mort mystérieuse
Aux quatre coins du monde, la presse rapporte que les archéologues sont maudits mais prévenus par une inscription gravée à l'entrée du tombeau du pharaon, "la mort touchera de ses ailes celui qui dérangera le Pharaon". Puis seulement cinq mois plus tard, Lord Carnarvon décède brutalement à l'hôpital du Caire, accompagné d'une étrange coupure d'électricité qui plonge la ville dans l'obscurité. S'ensuit une série de morts aussi violentes que mystérieuses.

Une légende créée de toutes pièces

Maladies foudroyantes, accidents intrigants, pour qu'une légende tienne son rang, il faut de l'inexplicable.
Et la presse s'en est plus que largement chargé, c'est elle qui a monté cette pseudo-malédiction. Tout d'abord, l'inscription tant diffusée n'a jamais figuré dans le tombeau, c'est une pure invention.

Mais ce mensonge n'a pas étonné car il est cohérent avec les avertissements des ouvriers égyptiens et il trahit les convictions de l'époque : pénétrer dans une tombe, même si le but poursuivi est scientifique, est un acte réprouvé par la morale et condamnable.

 

L'explication scientifique

Morts surnaturelles, vengeance du pharaon, renaissance d'un virus âgé de plusieurs millénaires ?
De quoi sont morts les découvreurs de Toutankhamon ?
Si malédiction il y a, pourquoi certains membres de l'équipe et les nombreux visiteurs ont-ils été épargnés ?
La réponse a été donnée en 1985, au cours de la restauration de la momie de Ramsès II. Son analyse a mis en évidence la présence de champignons toxiques pour l'Homme. Or, grâce aux descriptions de l'archéologue Carter, on sait que les chambres du tombeau étaient recouvertes de champignons qui rendaient l'air irrespirable. Au lieu d'une malédiction on devrait davantage parler d'une maladie des archéologues, la "pneumonie à précipitines", se traduisant par une pneumonie très grave.

Donc le jeune pharaon Toutankhamon avait bien moins l'esprit vengeur que la presse de l'époque ! La malédiction de Toutankhamon a passionné de longues années. De nombreux romans s'en inspirent et le mythe reçoit toujours le même succès auprès du jeune public.


 

 

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Jeudi 28 Décembre 2006

Présentation

Machiavel (1469-1527), homme d'État, historien et penseur politique italien, dont l'œuvre influente a rompu avec les conceptions politiques médiévales, en justifiant l'action du prince par l'efficacité et non plus la morale. Machiavel est ainsi un des principaux initiateurs de la pensée politique moderne (voir philosophie politique).

Sa Vie 

Né le 4 mai 1469 à Florence dans une famille de la bonne bourgeoisie, Nicolas Machiavel commença à vingt-neuf ans une brève carrière officielle à la deuxième chancellerie, au service de la république. Bientôt désigné secrétaire du conseil des Dix, qui dirigeait les négociations et les opérations militaires de la république, il fut investi de missions diplomatiques importantes, auprès du roi de France (en 1504, puis de 1510 à 1511), du Saint-Siège (en 1506), de l'empereur germanique (de 1507 à 1508). Son expérience diplomatique en Italie lui permit d'approcher de nombreux dirigeants du pays et d'étudier leurs stratégies politiques, en particulier celles du dignitaire ecclésiastique et soldat César Borgia, alors engagé dans une politique d'expansion en Italie centrale. Machiavel fut écarté de la vie publique par la restauration des Médicis en 1512 et par le renversement de la république. Il fut emprisonné quelque temps pour conspiration, puis il se retira à sa libération dans sa propriété située à proximité de Florence. Bien qu'il se fût efforcé de gagner les faveurs des Médicis, il ne parvint à occuper aucun poste d'importance et demeura confiné aux fonctions d'historiographe officiel. Il rédigea ainsi les Discours sur la première décade de Tite-Live de 1513 à 1520, l'Art de la guerre en 1521, et à la demande de Jules de Médicis une Histoire de Florence (1525). Lorsque ainsi, en 1527, la république de Florence fut provisoirement réinstaurée, Machiavel fut soupçonné par les républicains d'être à la solde des Médicis et tenu à l'écart. Il mourut à Florence le 21 juin de la même année.

 

Ouvrage de Nicolas Machiavel (1513).

Machiavel composa le Prince en 1513, au lendemain du renversement de la république et du retour des Médicis au pouvoir à Florence ; il s'exila alors à San Casciano, et l'on peut penser que l'ouvrage fut en partie écrit «sur un coup de désespoir» (Augustin Renaudet). Machiavel, après une intense activité politique et diplomatique, se retrouvait en effet dans un petit bourg de Toscane, où il était condamné à une oisiveté qu'il supportait mal.

Le contexte de l'œuvre

Le Prince est le premier des trois ouvrages majeurs de Machiavel — les deux autres, l'Art de la guerre et les Discours sur la première décade de Tite-Live, furent composés de 1513 à 1520. Tous sont centrés sur la question du «bon gouvernement», que Machiavel ne regarde pas d'un point de vue purement théorique comme le fera, par exemple, Thomas More dans son Utopie quelques années plus tard, mais en fonction de sa propre expérience pratique. En effet, au cours de ses missions auprès du roi de France, du pape ou de César Borgia, le Florentin avait pu mesurer leurs qualités comme leurs erreurs, et se forger sa propre idée du bon gouvernement. Dans son introduction à son ouvrage, Machiavel prétend donc «discourir du gouvernement des Princes et en donner les règles», et il précise aussitôt que, pour bien connaître la nature des princes, il convient d'être issu du peuple, et que c'est de ce point de vue populaire qu'il se place.

La politique selon Machiavel

Le cynisme que d'aucuns ont cru déceler dans le Prince a souvent conduit à ne voir en Machiavel qu'un chantre de la tyrannie, au service exclusif des puissants. C'est qu'il considère la politique avec réalisme, et sa position semble dénuée de toute morale. Il affirme d'ailleurs avoir appris tout ce qu'il livre là «avec grand travail et danger de [sa] personne» : la politique n'est pas un jeu, et lui qui l'a vécue et en a souffert — avec son bref emprisonnement en 1513 et jusque dans son exil au moment même où il écrit — veut ainsi en témoigner.

L'ouvrage est dédié au «magnifique Laurent de Médicis» ; il se compose de vingt-six discours, qui traitent des diverses sortes de principautés, des diverses façons de les acquérir, de les conserver ou de les perdre, des soldats, du rôle des princes et du jugement du peuple à leur égard, de leur mode de gouvernement, pour se terminer sur une «exhortation à prendre l'Italie et la délivrer des barbares», qui est un appel à l'unité de l'Italie sous la bannière des Médicis. Machiavel tire nombre des exemples qui soutiennent ses thèses de l'Antiquité romaine, et l'on peut penser que le prince qu'il exalte est le pendant du dictateur au sens romain du terme — c'est-à-dire le maître d'œuvre d'une dictature temporaire, organisée selon des règles, et justifiée par une situation de péril pour la république.

Le peuple et le prince

La source du pouvoir du prince vient, selon Machiavel, soit des grands soit du peuple. Le peuple peut être amené à renoncer à son entière liberté «quand il connaît qu'il ne peut autrement faire tête aux grands», et il élit alors un prince pour sa propre défense. Le prince coopté par les grands, lui, «se maintient avec plus grande difficulté que celui qui le devient par la faveur du peuple ; car se trouvant prince au milieu des autres qui lui semblent ses égaux, il ne les peut ni commander ni façonner à sa guise», alors que le prince issu du peuple «n'a personne ou très peu à l'entour de lui qui ne soient prêts à lui obéir». Si, dans certaines circonstances, le peuple est prêt à concéder le pouvoir au prince, encore faut-il que celui-ci dispose de «bonnes lois» et de «bonnes armes» pour le conserver ; or, constate Machiavel avec amertume, ce n'est pas alors le cas en Italie.

Le renoncement à la vertu

Le prince oscille donc toujours entre vice et vertu, car parfois il ne peut conserver ses États qu'en renonçant aux principes vertueux de gouvernement ; Machiavel préconise que le prince «ne se soucie pas d'encourir le blâme de ces vices sans lesquels il ne peut aisément conserver ses États ; car, tout bien considéré, il trouvera quelque chose qui semble être vertu, et en la suivant ce serait sa ruine, et quelque autre qui semble être vice, mais en la suivant, il obtient aise et sécurité». Ce renoncement à la vertu ne doit toutefois pas entraîner l'exécration de ses sujets, et le prince «se doit garder d'être haï et méprisé» ; bien au contraire, il doit tâcher de s'acquérir l'estime de tous par de «magnanimes entreprises et donner de soi exemples dignes de mémoire». Les derniers conseils au prince sont de s'entourer de secrétaires tout en fuyant les flatteurs, de préférer la hardiesse à la prudence, et Machiavel plaide sans doute là pour lui-même et son retour en grâce. Enfin, il trace les grandes lignes d'une politique italienne en demandant à Laurent le Magnifique de délivrer l'Italie de ses maux : division, pillages incessants, tyrannies et cruautés.

Un ouvrage fondateur

Le Prince est considéré comme l'un des ouvrages fondateurs de la science politique : Machiavel est en effet le premier auteur moderne à utiliser sa propre expérience du pouvoir pour en tirer des principes de gouvernement très concrets. Son discours sur la nécessité d'unifier les cités italiennes sous un seul drapeau en fait un analyste visionnaire, puisqu'il montre la nécessité, pour un peuple qui prétend jouer un rôle historique, d'un processus qui n'aboutira que trois siècles et demi plus tard.

 

En avril 1513, les rumeurs se multiplient sur le projet du pape Léon X de créer un État au profit de ses neveux ; en réaction, Machiavel rédige le Prince, organisant d’un jet sa pensée politique mûrie par l’expérience. Dissimulant les références à l’Italie déchirée par les familles clientélistes des Visconti et autres Médicis, Machiavel illustre ses propos d’exemples historiques et fonde la pensée de la conquête et de la conservation du pouvoir. Issus d’une œuvre composée de 36 chapitres, les chapitres III à V — dont ce texte est extrait — s’intéressent à la conquête de nouvelles provinces par un État déjà formé et organisé.

Le Prince de Machiavel

Comment on doit gouverner les États ou principautés qui, avant la conquête, vivaient sous leurs propres lois.

Quand les États conquis sont, comme je l’ai dit, accoutumés, à vivre libres sous leurs propres lois, le conquérant peut s’y prendre de trois manières pour s’y maintenir : la première est de les détruire ; la seconde, d’aller y résider en personne ; la troisième, de leur laisser leurs lois, se bornant à exiger un tribut, et à y établir un gouvernement peu nombreux qui les contiendra dans l’obéissance et la fidélité : ce qu’un tel gouvernement fera sans doute ; car, tenant toute son existence du conquérant, il sait qu’il ne peut la conserver sans son appui et sans sa protection ; d’ailleurs, un État accoutumé à la liberté est plus aisément gouverné par ses propres citoyens que par d’autres.

Les Spartiates et les Romains peuvent ici nous servir d’exemple.

Les Spartiates se maintinrent dans Athènes et dans Thèbes, en n’y confiant le pouvoir qu’à un petit nombre de personnes ; néanmoins ils les perdirent par la suite. Les Romains, pour rester maîtres de Capoue, de Carthage et de Numance, les détruisirent et ne les perdirent point. Ils voulurent en user dans la Grèce comme les Spartiates : ils lui rendirent la liberté, et lui laissèrent ses propres lois ; mais cela ne leur réussit point. Il fallut, pour conserver cette contrée, qu’ils y détruisissent un grand nombre de cités ; ce qui était le seul moyen sûr de posséder. Et, au fait, quiconque, ayant conquis un État accoutumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébellion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le souvenir des anciennes institutions, que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la longueur du temps ni les bienfaits d’un nouveau maître. Quelque précaution que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dissout point l’État, si l’on n’en disperse les habitants, on les verra, à la première occasion, rappeler, invoquer leur liberté, leurs institutions perdues, et s’efforcer de les ressaisir. C’est ainsi qu’après plus de cent années d’esclavage Pise brisa le joug des Florentins.

Mais il en est bien autrement pour les pays accoutumés à vivre sous un prince. Si la race de ce prince est une fois éteinte, les habitants, déjà façonnés à l’obéissance, ne pouvant s’accorder dans le choix d’un nouveau maître, et ne sachant point vivre libres, sont peu empressés de prendre les armes ; en sorte que le conquérant peut sans difficulté ou les gagner ou s’assurer d’eux. Dans les républiques, au contraire, il existe un principe de vie bien plus actif, une haine bien plus profonde, un désir de vengeance bien plus ardent, qui ne laisse ni ne peut laisser un moment en repos le souvenir de l’antique liberté : il ne reste alors au conquérant d’autre parti que de détruire ces États ou de venir les habiter.


Santi di Tito, Portrait de Machiavel

Ce portrait posthume de Machiavel est exposé au deuxième étage du Palazzo Vecchio à Florence, dans son ancien bureau de Secrétaire des Dix.

Santi di Tito (1536-1603), Portrait de Machiavel. Palazzo Vecchio, Florence.

 

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Jeudi 28 Décembre 2006

La Joconde était-elle enceinte ?

On aura tout dit sur la célèbre Monna Lisa du non moins célèbre tableau de Léonard De Vinci : c'est un homme, c'est l'artiste lui-même, c'est une princesse italienne… Aujourd'hui, une nouvelle hypothèse se profile : et si la Joconde était une femme enceinte ?

Et si la Joconde était enceinte ? Oui la Joconde, la célèbre héroïne du tableau de Léonard de Vinci. Certes, ce n'est pas la première hypothèse spéculant sur l'identité de la femme représentée : certains pensent qu'il s'agit d'un autoportrait travesti, comme l'attesterait la superposition d'autoportraits de l'artiste ; d'autres estiment que la Joconde est la princesse de Forlì, recopiée d'un tableau du peintre italien Lorenzo di Credi. Mais la plupart des spécialistes s'entendent sur le fait que cette Joconde est Lisa Gherardini, épouse d'un riche commerçant Francesco del Giocondo.

Si les chercheurs dissertent aujourd'hui sur la grossesse supposée de la jeune femme, c'est parce qu'en 2004, une équipe de 39 scientifiques a ausculté le tableau avec les méthodes les plus récentes. Dans le plus grand soin (pas trop d'éclairage ni trop de chaleur), les chercheurs ont photographié l'œuvre sous tous les angles et sous toutes les longueurs d'onde. Lumière directe, rasante, rayons visibles et invisibles (infrarouges et ultraviolets) ont ainsi mitraillé la peinture pour en donner des clichés inédits, qui, une fois superposés, ou soustraits les uns aux autres, révèlent des détails inattendus.

D'un voile et d'une coiffure naît toute une histoire

"La jeune femme était enveloppée d'un voile de gaze transparente"

En effet, ces techniques permettent de voir sous les vernis qui assombrissent et masquent des détails du tableau. L'un d'entre eux étant la mise en évidence d'un voile : la jeune femme était enveloppée d'un voile de gaze transparente, qui enveloppe son corps et déborde sur son épaule gauche. Cela n'a rien de très étonnant quand on sait que Monna Lisa était l'épouse d'un marchand florentin de drap et de soie.

Cependant, à l'époque où a été peint le tableau, en 1503, cet accoutrement est typiquement porté par les femmes enceintes ou qui viennent d'accoucher. Autre détail révélé par les infrarouges : il semble que la Joconde porte un bonnet sur un chignon, dont des mèches laissées libres tombent de part et d'autre de son visage. Cette coiffure, là encore, était réservée aux femmes venant d'accoucher.

Selon le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), ce tableau a été réalisé en commémoration de la naissance du second fils de Monna Lisa. Le sourire mystérieux de la Joconde serait donc celui d'une femme enceinte ou qui vient d'avoir un enfant ?



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Jeudi 28 Décembre 2006

LA LONGUE MARCHE DE L’ÉMIR ABDELKADER

 

Dix-sept ans durant, il résistera à l’invasion des troupes françaises.

Créateur d’un embryon d’Etat, il est sans doute le père de la nation algérienne.

 

Proclamé émir en 1832, à l’âge de 24 ans, Abdelkader Ibn Mahieddine est issu d’une confrérie religieuse implantée dans l’Ouest algérien et au Maroc. L’allégeance des grandes tribus de la région de la région de Mascara, de Tiaret et de Miliana lui permet d’organiser la résistance aux forces coloniales. Brillant stratège, Abdelkader accumule les victoires contre les troupes du maréchal  Bugeaud, mais, trahi par les siens et lâchés par ses alliés marocains, il finit, en 1844, par perdre sa smala, véritable capitale volante qu’il dressait au gré des batailles et de ses déplacements dernière les lignes de front.

Tombé dans une embuscade en 1847, il est emprisonné en France, puis, en 1855, banni en Syrie, où il ne restera pas inactif : soufi convaincu, il prendra la défense de la minorité chrétienne de Damas, lors d’émeutes confessionnelles. Les dernières années de sa vie seront consacrées à la rédaction d’œuvres mystiques et à des échanges épistolaires avec les francs-maçons et les chefs religieux du Caucase. Il meurt en 1883.

L’émir Abdelkader est considéré comme le père de la nation algérienne. C’est lui qui, le premier, mettra en place un embryon d’Etat.







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Mercredi 27 Décembre 2006

Pourquoi a-t-on des cernes lorsque l'on dort peu ?

 

Encore une nuit trop courte : vos yeux sont entourés de gros cernes noires ! Mais pourquoi cela ne rate jamais ? Différents facteurs déclenchent l’apparition des cernes en agissant sur votre microcirculation du contour de l’œil.

 

Votre visage est marqué et trahit votre fatigue. Mais s'il est vrai que le manque de sommeil, le stress, la consommation d'alcool et de tabac en sont des causes évidentes, les cernes peuvent également être héréditaires et permanents. Dans tous les cas, le coupable est le même : c'est la microcirculation.

 

Les véritables responsables

 

L'œil est entouré d'une peau très fine, entre 0,5 et 0,01 millimètre. Elle est donc très fragile. En temps normal, l'épiderme est recouvert d'un film protecteur qui veille au bon maintient des taux d'hydratation et de lipides de la peau, c'est le film hydrolipidique. Au niveau du contour de l'œil, il est très mince donc la peau est plus exposée aux agressions. Elle est aussi traversée par un réseau sanguin qui est le point de départ de la formation des cernes.

 

En temps normal, les circulations sanguine et lymphatique autour de l'œil, même si l'on doit bien avouer qu'elles sont parfois un peu paresseuses, sont efficaces. La lymphe est un liquide qui baigne les organes, contrairement au sang, elle ne les nourrit pas (elle est pauvre en nutriments) mais les nettoie (elle est riche en déchets). Que ce soit la circulation sanguine ou lymphatique, elles sont toutes deux responsables de l'apparition des cernes quand leur fonctionnement est mis à mal.

 

Une mauvaise circulation

 

La couleur des cernes est due à l'accumulation des pigments du sang qui transparaissent sous la peau fine.

 

Normalement le sang les draine sur tout son parcours, mais en cas de circulation sanguine difficile, ils s'entassent en paquets. Rien de plus normal car de nombreux vaisseaux sanguins sont inactifs et ne remplissent pas leur rôle de passeurs.

 

La lymphe, qui traite les déchets, circule mal aussi et ne peut donc rien faire pour évacuer les pigments agglutinés. Le drainage par la lymphe est ralenti lorsque l'on est en pleine activité, parce qu'elle est présente en quantité plus importante. Mais en cas d'immobilité de longue durée, comme pendant la phase de sommeil, le drainage s'effectue correctement. C'est pourquoi quand on passe une bonne nuit de sommeil on n'a, normalement, pas de cernes au réveil.

 

Différents facteurs déclenchant

 

Mais les cernes ne sont pas exclusivement caractéristiques des nuits courtes. La consommation de tabac et d'alcool, ainsi que le stress, retiennent aussi la microcirculation sanguine et lymphatique dans cette zone où la circulation est naturellement un peu ralentie.

 

Etant donné que les cernes sont simplement le résultat d'un problème de microcirculation, on peut très bien être concerné par le problème même si notre hygiène de vie est irréprochable. Cela peut donc être héréditaire et malheureusement, dans ce cas, il est quasiment impossible d'y remédier. On peut toujours essayer de les dissimuler...

 

 

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Lundi 25 Décembre 2006
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Lundi 25 Décembre 2006

L'invention Historique  

 

Montre- Calendrier

 

L'Algérien   Prof. LOTH BOUNATIRO

 

 Le Professeur LOTH BOUNATIRO donne une nouvelle approche dans le calcul du temps et l'organisation de la vie sociale et professionnelle. Son originalité c'est qu'il propose une méthode inédite et d'un usage plus judicieux que les pratiques utilisées jusque-là.

 

La méthodologie utilisée remet en cause la notion de " Laïcité scientifique", initiée par le célèbre astronome Copernic lors de sa thèse de "l'Héliocentrisme planétaire" qui était en complète contradiction avec les enseignements de "l'Eglise", ce qui a permis à cet astronome de dire à qui veut bien l'entendre, ses fameux propos (blasphématoires): Aujourd'hui nous avons libéré l'esprit humain de la religion; ouvrant ainsi la voix à la pensée laïque qui à commencé ensuite , dès la fin du 16ème siècle, à s'étendre à tous les domaines de la vie intellectuelle pour atteindre le pouvoir législateur, et donc la politique, coupant ainsi définitivement le cordon ombilical avec l'histoire et l'humanité et avec la révélation divine qui était considérée à l'origine comme étant la lumière nécessaire à notre non égarement.

 

Le nouveau calendrier luni-solaire proposé par Prof. Loth [1] , donne pour conséquence le passage de la semaine de sept à six jours, impliquant plus de souplesse dans l'organisation du travail et offrant plus de temps aux activités culturelles et sociales, aux sports et loisirs

 

Cette montre (figure ci-dessus) se veut avant tout astronomique, donc basée sur l'observation. Son fonctionnement est inspiré des lois de la nature. Elle concerne l'échelle du temps terrestre (macroscopique).

 

Sa première fonction est de donner l'heure moyenne et l'heure vraie, la minute et le rang du jour par rapport au mois luni-solaire.

 

Ces aiguilles fonctionnent en sens direct (à l'inverse des aiguilles des montres actuelles) et de ce fait, de plus de l'heure exacte, elle nous indiquent la direction du soleil dans le ciel local à l'instant considéré et cela au moyen de la grande aiguille tandis que la petite indique la réelle position de la lune dans le ciel à l'approche d'un nouveau mois.

 

La deuxième fonction de cette montre sera consacrée au dateur du nouveau calendrier luni-solaire universel [1].

 

La troisième fonction est de donner, aussi, la position des deux astres qui nous sont proche, à savoir, la Lune et le Soleil, à tout moment, dans les constellations zodiacales. Cette fonction sera consacrée pour les utilisations dans les domaines d'agriculture, la météorologie, etc.

Loth Bounatiro

Observatoire d'Alger, C.R.A.A.G, BP.63 Bouzaréah, 16340, Alger, Algérie[1] L'astrologie, science du temps, le calendrier luni-solaire, la semaine de 06 jours, Etude historique, religieuse et astronomique avec incidence socio-économique.

 

 

 

 

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