Les universitaires face aux lenteurs administratives
La nouvelle année s’annonce difficile pour plusieurs universitaires quant à leur inscription et la résolution de certains problèmes comme l’hébergement ou la bourse. En ce mois de Ramadhan, qui n’explique pas tout, plusieurs étudiants, surtout les nouveaux, rencontrent des difficultés au niveau de l’administration censée porter aide. L’absentéisme au sein de l’administration fait que les étudiants font un incessant et inutile va-et-vient d’où certains éclats de voix risquent d’avoir des prolongements.
Grandes figures.
Ibn Battuta, le voyageur infatigable
Né à Tanger, Ibn Battuta est voué à un exil continu (
De là, cet infatigable voyageur gagne les îles Maldives, où il demeure un an et demi : ce sera son cinquième voyage. Un saut jusqu’à Ceylan, le retour aux Maldives, puis le Bengale, l’Assam, Sumatra,
Cette fois, c’est bien la fin. Installé au Maroc, Ibn Battuta dicte à un lettré, Ibn Djuzayy, sur l’ordre du souverain mérinide, Abu ‘Inan, sa Rihla : ce sera chose faite en 1356, sous le titre de «Cadeau précieux pour ceux qui considèrent les choses étranges des grandes villes et les merveilles des voyages» (Tuhfat al-nuzzar fi ghara’ib al amsar wa-‘adja’ib al-asfar). Après quoi, le souvenir d’Ibn Battuta se perd, on ne sait ce qu’il a fait jusqu’à sa mort, en 1368 ou même, car la date est peu sûre, en 1377. Dans le voyage, Ibn Battuta a coulé sa vie professionnelle et familiale, se mariant ici, exerçant ailleurs les fonctions de juge très écouté. Au reste le voyage n’a guère eu de prise sur cette personnalité, qu’on lit identique à elle-même tout au long du livre, sans qualité ni défaut majeurs et, surtout, qui promène, au milieu de tant de sociétés différentes, un islam impavide et sûr de soi. Il sera facile de relever, entre les deux maîtres du genre que sont Ibn Djubayr et Ibn Battuta, les ressemblances qui tiennent à la forme et à l’esprit de
Rihla, une œuvre cruciale
Dans l’histoire de la géographie arabe, dont on continue à la faire relever,
Les deux hommes interviennent à une époque où le monde arabo-musulman a été traumatisé par le choc turco-mongol, où l’ancien empire de Baghdad a péri, comme institution et comme concept inspirant la peinture du monde et le récit de l’histoire. Ibn Khaldun et Ibn Battuta ont en commun leur appartenance à l’école malikite autour de laquelle, dans l’Occident musulman, l’Islam cristallisera désormais ses forces de définition et de résistance. Mais la comparaison s’arrête là : chez Ibn Khaldun, la contemplation désespérée de l’histoire, de la vie et de la mort des civilisations se fonde sur une étude en profondeur et quasi immobile, les rares déplacements consentis par le savant se comprenant comme des sursauts, des retours à l’espoir dans la praxis politique conçue comme source de résurrection et réfutation possible de l’histoire, et l’échec de ces tentatives venant finalement nourrir de nouveau le pessimisme du savant.
Chez Ibn Battuta, au contraire, la réflexion en profondeur cède la place au mouvement, qui s’étale, pourrait-on dire, sur toute l’horizontalité du monde, et qui parvient, par son dynamisme et son allègre opiniâtreté, à faire oublier la disparition du vieil Empire dans l’étendue même d’un monde où, si loin que l’on marche, on finit, partout ou presque, par trouver des musulmans: tout se passe comme si, en allant d’un Etat à un autre Etat musulman, on voulait nous faire comprendre que, pour prix de son unité disparue, l’Islam avait gagné une géographie nouvelle: celle-là même qu’il avait gagnée, en effet, dans ses nouvelles frontières d’après l’an mille.
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Braisé de cou de poulet
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- 500g de cous de poulet, de foie et de gésier. |
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Tout d’abord, dans une cocotte en fonte, faire revenir doucement les cous, les abattis de poulet dans le beurre, l’huile, le poivre, et la cannelle. |
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