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Vendredi 27 Octobre 2006
publié par simsim dans: simsim666
Dimanche 15 Octobre 2006

Les universitaires face aux lenteurs administratives

 

 

La nouvelle année s’annonce difficile pour plusieurs universitaires quant à leur inscription et la résolution de certains problèmes comme l’hébergement ou la bourse. En ce mois de Ramadhan, qui n’explique pas tout, plusieurs étudiants, surtout les nouveaux, rencontrent des difficultés au niveau de l’administration censée porter aide. L’absentéisme au sein de l’administration fait que les étudiants font un incessant et inutile va-et-vient d’où certains éclats de voix risquent d’avoir des prolongements.

 

 

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Dimanche 15 Octobre 2006

Grandes figures.
Ibn Battuta, le voyageur infatigable

 

Né à Tanger, Ibn Battuta est voué à un exil continu (120 000 km parcourus et vingt-huit ans d’absence) où certaines haltes, plus prolongées que d’autres, permettent de découper, un peu artificiellement, une série de voyages. Le premier, comme pour nombre de musulmans, a pour but La Mecque par l’Afrique du Nord, l’Egypte, le Haut-Nil et la Syrie ; Ibn Battuta y arrive en 1326. Deux mois après, quittant l’Arabie, Ibn Battuta se rend en Irak, puis dans l’Iran méridional, central et septentrional, revient en Irak, à Baghdad, court à Mossoul, repasse par Baghdad et se retrouve en Arabie, où il mettra à profit un séjour de trois ans (1327-1330) pour accomplir, chacune de ces trois années, le pèlerinage à La Mecque. Il part ensuite pour la mer Rouge, le Yémen, la côte africaine, Mogadiscio et les comptoirs d’Afrique orientale, revient par le ‘Uman et le golfe Persique et accomplit un nouveau pèlerinage à La Mecque en 1332. Quatrième voyage : cette fois, ce sont l’Egypte, la Syrie , l’Asie Mineure, les territoires mongols de la Horde d’or en Russie du Sud, la visite de Constantinople, le retour à la Horde d’or, la Transoxiane et l’Afghanistan, d’où Ibn Battuta gagne la vallée de l’Indus en 1333 et séjourne à Delhi jusqu’en 1342.
De là, cet infatigable voyageur gagne les îles Maldives, où il demeure un an et demi : ce sera son cinquième voyage. Un saut jusqu’à Ceylan, le retour aux Maldives, puis le Bengale, l’Assam, Sumatra, la Chine : Zhuanshufu. Septième voyage : retour, par Sumatra et Malabar (1347), jusqu’au golfe Persique, puis Bagdad, la Syrie , l’Egypte et nouveau pèlerinage en Arabie. De retour en Egypte, à Alexandrie, Ibn Battuta s’embarque pour Tunis (1349), d’où il gagne la Sardaigne sur un bateau catalan ; il rentre par l’Algérie, Fès, le royaume de Grenade et, de nouveau, le Maroc, son pays natal. Un neuvième et dernier voyage : en 1352, le Sahara, les pays du Niger.
Cette fois, c’est bien la fin. Installé au Maroc, Ibn Battuta dicte à un lettré, Ibn Djuzayy, sur l’ordre du souverain mérinide, Abu ‘Inan, sa Rihla : ce sera chose faite en 1356, sous le titre de «Cadeau précieux pour ceux qui considèrent les choses étranges des grandes villes et les merveilles des voyages» (Tuhfat al-nuzzar fi ghara’ib al amsar wa-‘adja’ib al-asfar). Après quoi, le souvenir d’Ibn Battuta se perd, on ne sait ce qu’il a fait jusqu’à sa mort, en 1368 ou même, car la date est peu sûre, en 1377. Dans le voyage, Ibn Battuta a coulé sa vie professionnelle et familiale, se mariant ici, exerçant ailleurs les fonctions de juge très écouté. Au reste le voyage n’a guère eu de prise sur cette personnalité, qu’on lit identique à elle-même tout au long du livre, sans qualité ni défaut majeurs et, surtout, qui promène, au milieu de tant de sociétés différentes, un islam impavide et sûr de soi.  Il sera facile de relever, entre les deux maîtres du genre que sont Ibn Djubayr et Ibn Battuta, les ressemblances qui tiennent à la forme et à l’esprit de la Rihla , laquelle traite, comme on le dit à propos d’Ibn Djubayr, l’espace et le temps selon une vision propre. Pourtant, des difficultés considérables éclatent. Quantitatives d’abord: face au champ limité couvert par le voyage d’Ibn Djubayr, celui d’Ibn Battuta s’étend finalement, sans parler d’excursions à l’étranger, sur l’ensemble du monde musulman de ce temps. En outre, sur de telles distances spatiales et temporelles, et compte tenu du fait qu’il s’agit d’un récit dicté à posteriori et de mémoire, il ne pouvait être question de sérier le propos jour après jour, l’unité de temps s’estompe ici dans des ensembles plus larges, la mémoire travaillant dans l’ordre de la semaine, du mois, de l’année. Ainsi la Rihla   d’Ibn Battuta, si elle reste fidèle aux lois du genre, les élargit à proportion de son ampleur à elle. Au bout du compte, elle débouche, plus directement que chez Ibn Djubayr, sur le panorama, sur la fresque dont il est à peine besoin de souligner l’intérêt pour l’historien.

 

Rihla, une œuvre cruciale
Dans l’histoire de la géographie arabe, dont on continue à la faire relever, la Rihla   d’Ibn Battuta occupe une place cruciale. Si, à défaut de géographie, l’on parle plus justement de peinture d’un espace, la comparaison d’Ibn Battuta avec Ibn Khaldun apparaît extraordinairement éclairante et symptomatique des choix que peut opérer un musulman convaincu en ce XIVe siècle.
Les deux hommes interviennent à une époque où le monde arabo-musulman a été traumatisé par le choc turco-mongol, où l’ancien empire de Baghdad a péri, comme institution et comme concept inspirant la peinture du monde et le récit de l’histoire. Ibn Khaldun et Ibn Battuta ont en commun leur appartenance à l’école malikite autour de laquelle, dans l’Occident musulman, l’Islam cristallisera désormais ses forces de définition et de résistance. Mais la comparaison s’arrête là : chez Ibn Khaldun, la contemplation désespérée de l’histoire, de la vie et de la mort des civilisations se fonde sur une étude en profondeur et quasi immobile, les rares déplacements consentis par le savant se comprenant comme des sursauts, des retours à l’espoir dans la praxis politique conçue comme source de résurrection et réfutation possible de l’histoire, et l’échec de ces tentatives venant finalement nourrir de nouveau le pessimisme du savant.
Chez Ibn Battuta, au contraire, la réflexion en profondeur cède la place au mouvement, qui s’étale, pourrait-on dire, sur toute l’horizontalité du monde, et qui parvient, par son dynamisme et son allègre opiniâtreté, à faire oublier la disparition du vieil Empire dans l’étendue même d’un monde où, si loin que l’on marche, on finit, partout ou presque, par trouver des musulmans: tout se passe comme si, en allant d’un Etat à un autre Etat musulman, on voulait nous faire comprendre que, pour prix de son unité disparue, l’Islam avait gagné une géographie nouvelle: celle-là même qu’il avait gagnée, en effet, dans ses nouvelles frontières d’après l’an mille.

 

 

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Dimanche 15 Octobre 2006

 

Braisé de cou de poulet  

 


 

 

 

 

  Ingrédients:

 

 

 

- 500g de cous de poulet, de foie et de gésier.
- 1kg d’oignons rouges secs.
- 1 tête d’ail.
- 1 piment sec.
- Poivre rouge.
- 1dl d’huile soit 1 verre à thé.
- 20g de beurre ou de
Smen
.*
- 150g de pois chiches trempés la veille.
- Cannelle.
- Sel.

 

 

 

  Temps de préparation : 20 minutes   Cuisson : 60 minutes

 

 


Tout d’abord, dans une cocotte en fonte, faire revenir doucement les cous, les abattis de poulet dans le beurre, l’huile, le poivre, et la cannelle.

Joindre les pois chiches, les oignons coupés en rondelles épaisses. Couvrir avec l’ail, le sel, le piment, et le poivre rouge, le tout finement pilé.

Ajouter quelques gousses d’ails entières et cuire à l’étuvée une bonne heure.
 

 


 

 

 

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