

740 sidéens et 2092 séropositifs en Algérie
Le soutien financier de l’ONU à notre pays a été suspendu.
La lutte contre le sida en Algérie est loin d’atteindre les objectifs escomptés. La pandémie est en nette progression, faisant des dizaines de victimes. Le constat est alarmant et des mesures urgentes doivent être prises par les pouvoirs publics, aussi bien sur le plan thérapeutique que pédagogique.
Présentant le bilan 2006 des activités de l’association Aids Algérie qu’il préside, Adel Zeddam a mis en exergue les campagnes de sensibilisation et d’information lancées par l’association au profit des jeunes (20 à 30 ans), les plus exposés au VIH/sida.
Aids Algérie s’est ainsi déployée dans 15 wilayas où ses actions de sensibilisation ont touché plus de 148.000 personnes, 34 associations et 142 élus locaux, alors que 800.000 préservatifs étaient distribués gratuitement. Tous les partenaires nationaux et étrangers, dont le programme des Nations unies de lutte contre le sida et
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Les onze associations nationales spécialisées dans ce domaine ont vu leurs activités compromises, car privées d’une importante ressource financière.
Et pour cause, le Fonds des Nations unies de lutte contre le sida a consacré à l’Algérie 8.900.000 dollars pour une durée de trois ans alors que seulement 2,5 millions de dollars ont été dépensés, ce qui constitue, estime le Fonds, un retard flagrant dans l’utilisation des fonds alloués à l’Algérie. Mme Samia Lounès, coordonnatrice de l’organisation onusienne pour la lutte contre le sida en Algérie, a annoncé l’introduction d’un nouveau programme de lutte en Algérie pour la période 2007-2011.
Il porte sur trois axes principaux qui permettent aux malades de bénéficier des mesures de prévention de manière progressive. Cependant, parler de sida en Algérie, demeure un tabou, d’autant plus que pour des considérations religieuses, il est inconcevable de lier la lutte contre cette maladie à la simple utilisation du préservatif. Un usage qui est en lui-même une atteinte à l’Islam, puisque les relations extraconjugales sont catégoriquement bannies.
Par ailleurs, Mme Lounès a indiqué que le rapport mondial rendu public en 2005 par l’Onusida et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), fait état de 38,5 millions de sidéens recensés de 1985 à 2005. En dépit de ces efforts, «4 millions de nouveaux cas et 3 millions de cas de décès ont été enregistrés en 2005», a rappelé Mme Lounès, ajoutant que «11.000 sidéens sont enregistrés chaque jour à travers le monde dont 50% parmi les jeunes».
Il ressort des résultats de cette investigation qui a touché un éventail de 5317 individus âgés de moins de 20 ans à plus de 35 ans, que 40% d’entre eux s’estiment être mal (ou très mal) informés de la maladie et sur les moyens de prévention alors que 58% déplorent l’insuffisance d’informations à ce sujet et 67% demandent encore plus d’informations, de prévention, et aussi davantage de sensibilisation.
Al Ghazali… vendra des chaussures
C’est désormais une certitude : la société algérienne est une société de consommation. La preuve, si besoin est, en est celle-ci : la librairie Al Ghazali, sise en plein cœur de la rue Didouche Mourad à Alger, sera vendue et transformée en un magasin d’habillement et de chaussures. Ainsi, après la conversion des salles de cinéma en pizzerias, on s’attaque maintenant aux librairies. Avis donc aux grosses pointures !
La galère d’un mathématicien à l’USTHB de Bab Ezzouar
La recherche scientifique en Algérie bat de l’aile. Entre le discours officiel et la réalité, il y a véritablement un énorme fossé. Les chercheurs ne trouvent, en fait, aucun interlocuteur pour les prendre en charge et valoriser leurs travaux de recherche.
C’est le cas d’un mathématicien qui dit avoir résolu l’une des équations mathématiques les plus compliquées. Il s’agit de l’équation du 5ème degré que les éminents chercheurs au monde peinent à résoudre. Heureux d’avoir accompli un tel exploit, le chercheur en question était surpris par la réaction des responsables de l’université, USTHB de Bab Ezzouar, qui ont refusé de lui accorder même un quart d’heure de leur temps pour confirmer si la solution trouvée était vraiment juste. Et dire que le gouvernement table sur la recherche scientifique et l’encouragement des chercheurs…







