Dix-sept ans durant, il résistera à l’invasion des troupes françaises.
Créateur d’un embryon d’Etat, il est sans doute le père de la nation algérienne.
Proclamé émir en 1832, à l’âge de 24 ans, Abdelkader Ibn Mahieddine est issu d’une confrérie religieuse implantée dans l’Ouest algérien et au Maroc. L’allégeance des grandes tribus de la région de la région de Mascara, de Tiaret et de Miliana lui permet d’organiser la résistance aux forces coloniales. Brillant stratège, Abdelkader accumule les victoires contre les troupes du maréchal Bugeaud, mais, trahi par les siens et lâchés par ses alliés marocains, il finit, en 1844, par perdre sa smala, véritable capitale volante qu’il dressait au gré des batailles et de ses déplacements dernière les lignes de front.
Tombé dans une embuscade en 1847, il est emprisonné en France, puis, en 1855, banni en Syrie, où il ne restera pas inactif : soufi convaincu, il prendra la défense de la minorité chrétienne de Damas, lors d’émeutes confessionnelles. Les dernières années de sa vie seront consacrées à la rédaction d’œuvres mystiques et à des échanges épistolaires avec les francs-maçons et les chefs religieux du Caucase. Il meurt en 1883.
L’émir Abdelkader est considéré comme le père de la nation algérienne. C’est lui qui, le premier, mettra en place un embryon d’Etat.





